Ce n'est pas le but mais le chemin qui compte
Je ne me prends nullement pour une écrivaine, je n'en ai ni le talent, ni l'ambition. Cependant, chaque fois que je pars en randonnée je glisse dans mon sac un petit cahier, garant du souvenir,
destiné à recueillir mes descriptions et ressentis. De retour, il me faut remettre au propre ce qui n'est le plus souvent qu'un brouillon. Dans cette tâche l'ordinateur est un complice
efficace.
Je me suis laissée piéger par la frénésie de la création d'un site Internet [Aller plus loin] pour relater mes randonnées au long cours que je fais loin de chez moi, à la rencontre de régions ou de pays qui me sont inconnus.
Pour les courses d'une journée ou deux, j'ai choisi le blog. L'itinéraire importe moins que le ressenti, car souvent, les parcours que j'emprunte me sont en partie ou en totalité connus. Mon but ici, n'est pas de faire un guide détaillé, mais je suis disposée néanmoins à donner les informations nécessaires à qui me les demanderait.
Certes le tracé d'un chemin est immuable,
mais sel
on la saison, le temps, le sens
dans lequel on l'emprunte et l'attention qu'on lui accorde, il peut revêtir de multiples facettes.
Je me suis habituée à marcher seule, non par misanthropie mais parce que les projets sont souvent compliqués à mettre en place pour concilier le niveau et les disponibilités des uns et des autres. A force de vouloir composer, trop fréquemment je me suis vue dans l'obligation de renoncer.
Alors un jour j'ai osé affronter la solitude. D'abord cinq jours sur un parcours connu, puis neuf en "terra incognita". Ces expériences ont été une révélation.
J'ai fini par me lancer dans une aventure inoubliable d'un mois et demi. (Traversée Nord/sud de Wissembourg à Menton par le GR5 et ses variantes)
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